Afrique Centrale : La BAD appelle les pays de la Cémac à développer l’économie rurale

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Du 12 au 14 février prochain à Brazzaville, la Banque africaine de développement (BAD) organise un forum sous-régional en vue de promouvoir la diversification économique par le développement des compétences et l’employabilité dans le secteur de l’agriculture dans la sous-région.

Axé sur le thème «Dégager le potentiel des économies rurales grâce à l’investissement dans le développement des compétences et l’employabilité dans le secteur de l’agriculture», ce forum se veut un espace d’échanges, de partage et de capitalisation des expériences. Il s’agira également d’un cadre de réflexion sur des orientations nouvelles pour une politique améliorée des questions relatives à l’emploi décent en milieu rural. En effet, fort du potentiel dont dispose l’Afrique centrale, aussi bien en termes d’espace cultivable que du capital humain majoritairement jeune, le développement des compétences en matière agricole constitue, à l’heure de la diversification économique, un levier pour stimuler la croissance et la création d’emploi pour les jeunes, notamment ceux des zones rurales où s’exercent les activités liées au secteur de l’agriculture. Source de subsistance pour la population rurale de la sous-région, ce secteur qui contribue à une part importante du produit intérieur brut de 4 et 50%, devient de plus en plus une préoccupation pour les Etats. D’où l’intérêt des pays de la région de prendre en considération la formulation de politiques, programmes et plans d’investissement pour favoriser la création d’emploi au profit de la jeunesse rurale.

L’objectif à travers ces politiques et programmes encouragés par la Banque africaine de développement (BAD) est d’améliorer la situation des jeunes des zones rurales, très souvent exposés au chômage, au sous-emploi et au faible niveau de compétences, utiles pour l’amélioration de la productivité dans l’agriculture et l’économie rurale. «Les pays de la sous-région d’Afrique centrale, comme la plupart des pays africains, ont une population caractérisée par leur jeunesse. Ce dividende démographique offre une opportunité unique de faire progresser les économies rurales et de façonner le processus de transformation rurale », relève la BAD.
Selon l’institution, cette situation ne favorise pas les investissements qui doivent développer l’agriculture et l’agro-industrie, maillons essentiels pour assurer l’autosuffisance alimentaire et réduire les importations des produits de base. Pour ce faire, il est essentiel que les jeunes (femmes et hommes), impliqués dans les économies rurales de la sous-région, deviennent des catalyseurs pour une croissance inclusive de développement. Une transformation qui ne sera possible qu’avec une orientation et un soutien adéquats de la part des Etats, des acteurs privés et des partenaires, à travers la mise en place de mesures et approches multisectoriels efficaces et pertinentes.

Promouvoir le travail décent des jeunes dans l’économie rurale
C’est dans ce cadre que se situe le forum de Brazzaville destiné, selon les deux institutions, à approfondir les discussions sur les initiatives en cours au niveau mondial, sous-régional et national. Il s’agit de définir les axes stratégiques et les mécanismes novateurs efficients et intégrateurs permettant la formulation d’initiatives efficaces pour la promotion du travail décent pour les jeunes dans l’économie rurale. Ce forum donnera, d’après les résultats attendus, l’opportunité aux partenaires sociaux ainsi qu’aux cadres des ministères sectoriels de renforcer leurs stratégies susceptibles d’améliorer l’employabilité des jeunes dans le
secteur de l’agriculture. Ce, à travers la mise en place d’un écosystème favorable au développement endogène et à l’autonomisation économique des communautés rurales.

Il sera également une occasion offerte pour disposer des outils facilitant une meilleure planification et une identification des approches efficaces favorisant des investissements pour la promotion des emplois ruraux, l’identification des activités porteuses d’emploi productif dans l’agriculture et l’économie rurale, et d’assurer ainsi un meilleur accompagnement des entreprises et des jeunes évoluant dans le secteur. «Pour l’amélioration des compétences et l’employabilité, il faut agir pour anticiper les besoins de compétences futurs et les métiers y afférents, avec une attention particulière pour les métiers innovants et verts, afin de mieux harmoniser l’offre de formation avec l’évolution du marché du travail. Ceci permet d’avoir une main d’oeuvre qualifiée, potentiellement jeune, adaptée aux besoins de la production, transformation et exportation des produits locaux. Ce qui induira l’accroissement des revenus dans les communes rurales», précise l’institution organisatrice du forum.

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