Agriculture : Le Gabon exporte le succès de ses programmes agricoles

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Participant à une rencontre sur l’agriculture en Afrique centrale, le coordonnateur national du programme Graine s’est satisfait des résultats engrangés au cours des dernières années en termes de productions agricoles, ainsi que d’autres réalisations.

Brazzaville a accueilli, du 12 au 14 février 2019, une rencontre internationale sur la promotion des économies rurales en Afrique centrale. Au cours de ce forum organisé par la Banque africaine de développement (BAD) et le Bureau international du travail (BIT), le Gabon était représenté, entre autres, par le coordonnateur général du programme dénommé Gabonaise de réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés (Graine). Calixte Mbeng en a profité pour présenter aux autres participants les résultats de ce projet qui est l’un des cinq partenariats ublic-privé entre l’Etat gabonais et le groupe singapourien Olam international. Lancé le 22 décembre 2014 par le président de la République Ali Bongo Ondimba, le programme Graine présente aujourd’hui des résultats révélateurs d’un dynamisme certain de l’agriculture gabonaise.

Selon Calixte Mbeng, les premiers succès sont les productions qui ont été faites. Au bout de deux ans, indique-t-il, les quantités de manioc récoltées se sont élevées à 1 800 tonnes. Par ailleurs, «nous avons planté 7 731 hectares de palmiers à huile qui vont entrer en production au cours de cette année», a ajouté le coordonnateur du programme. A côté de cela, un PPP est mis en oeuvre pour le développement de la culture du palmier à huile. Il a permis, à ce jour, de planter 64 000 hectares de palmiers et la construction de trois usines de production et de transformation d’huile de palme brute et ses dérivées. Les premières exportations de cette huile ont été faites en décembre 2017, notamment vers le Cameroun. Enfin, un troisième partenariat a donné lieu à la mise sur pied de 11 hectares d’hévéa dans le pays.

11 000 emplois créés
Tous ces projets et programmes ont permis d’impacter de manière positive le secteur agricole au Gabon, notamment en ce qui concerne l’emploi. Ils ont permis de créer, à ce jour, quelque 11 000 emplois, dont plus de 60% en faveur des jeunes. Selon une analyse produite par l’économiste Mays Mouissi, l’investissement cumulé d’Olam entre 2011 et 2017 a atteint 508 milliards FCFA. En comparaison, la part du budget national consacrée à l’agriculture entre 2011 et 2017 n’était que de 38 milliards FCFA. 73% des investissements agricoles d’Olam concernent le palmier à huile, contre 23% pour l’hévéa et 4% pour le programme Graine. Lesdits investissements ont contribué à la hausse du PIB agricole qui est passé de 3,9% à 6,1% entre 2013 et 2017. Les partenaires de Libreville se montrent par ailleurs engagés à accompagner le Gabon dans son ambition de développer son agriculture et d’assurer son autosuffisance alimentaire. La Banque africaine de développement a profité de la rencontre de Brazzaville pour annoncer un appui financier de 66 milliards FCFA en faveur du programme Graine.

L’enveloppe, qui sera ajoutée à un apport de 10 milliards FCFA de la part de l’Etat gabonais, financera les activités de la première phase du programme, le développement des infrastructures, la formation, l’encadrement des acteurs agricoles, le renforcement des capacités des structures étatiques et des producteurs, ainsi que des organisations de la société civile en matière d’agriculture. Réitérant la position des autorités gabonaises vis-à-vis de l’agriculture, Calixte Mbeng estime qu’il y a, plus que jamais, « nécessité de changer de paradigme, de communiquer, pour montrer aux jeunes que l’agriculture c’est un business. C’est une activité économique qui peut permettre à quelqu’un de devenir riche. Il faut promouvoir des modèles rentables, innovants et communiquer autour de ces modèles-là. C’est ça qui va attirer davantage les jeunes vers le secteur agricole ». Pour lui, «on ne doit pas considérer l’agriculture comme une activité sociale. Ça doit être une économie à part entière. Il faut montrer aux jeunes qu’on peut gagner beaucoup d’argent au même titre que celui qui travaille au ministère des Finances, ou qui travaille dans le secteur privé. C’est possible. C’est de la responsabilité des Etats».

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