De solides balises pour la quatrième revue : Pour le FMI, les indicateurs macroéconomiques du Gabon ne cessent de s’améliorer

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Le constat fait par la récente mission du Fonds monétaire international (FMI) vient confirmer les données de son Conseil d’administration à propos du Gabon, tenu le 19 décembre 2018 à Washington, marquant la fin de la troisième revue du programme économique du pays.

En effet, lors dudit Conseil d’administration, les performances macroéconomiques du Gabon avaient été saluées par le FMI, ouvrant directement la voie à un décaissement de 99 millions de dollars. Ce qui portait le total de ses décaissements en faveur du pays à environ 395,9 millions de dollars, sur un montant de 642 millions de dollars. En achevant sa troisième revue, le Conseil d’administration avait approuvé les demandes présentées par les autorités d’une dérogation pour inobservation d’un critère de réalisation et d’une modification de critères de réalisation.

A l’issue des débats du Conseil d’administration, Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président par intérim, avait fait plusieurs observations sur le pays. La première consistait à reconnaitre que les résultats obtenus par le Gabon dans le cadre de l’accord MEDC se sont améliorés. Il avait dans ce cadre salué la mise en œuvre d’importantes mesures prises par les autorités pour maintenir le programme en bonne voie, en dépit des élections législatives d’octobre 2018. Cependant, avait-il indiqué, la reprise économique demeurait fragile et il était nécessaire, selon lui, de poursuivre l’assainissement des finances publiques et d’opérer des réformes cruciales pour réaliser une croissance vigoureuse et durable.

La détermination du gouvernement à poursuivre l’assainissement des finances publiques sans nuire à la croissance devait se poursuivre, avait alors prescrit Mitsuhiro Furusawa. Pour ce faire, les autorités devaient s’employer de manière résolue à accroître les recettes non pétrolières et à maîtriser les dépenses non prioritaires, tout en protégeant les dépenses sociales et l’investissement. Le FMI avait également souligné qu’il était aussi prioritaire de renforcer l’exécution du budget et la gestion des recettes pétrolières, ainsi que de continuer d’améliorer la gestion de trésorerie et la gestion de la dette. Car, pour le Fonds, ‘’il est essentiel pour la croissance de préserver la stabilité du secteur financier’’.

En outre, «la liquidation des trois banques en difficulté et la maitrise de la dette, notamment le niveau excessif des prêts improductifs, la promotion du crédit au secteur privé étaient également de mise. Ce, dans le but de contribuer à la stabilité financière et la croissance», avait déclaré Mitsuhiro Furusawa, avant de réitérer le soutient de son institution au programme du Gabon à travers la mise en œuvre de mesures et réformes d’accompagnement par les institutions régionales dans les domaines de la réglementation des changes et du cadre de politique monétaire, et de contribuer à une augmentation des avoirs extérieurs nets régionaux, ce qui est essentiel pour garantir le succès du programme.

Pour rappel, le programme de réformes économiques du gouvernement qui est appuyé par le FMI, a pour objectif de rétablir la stabilité macroéconomique et de jeter les bases d’une croissance inclusive. Il cherche aussi à assurer la viabilité de la dette au niveau national et à contribuer à la stabilité extérieure de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC).
Autrement dit, tous les voyants semblent donc au vert pour le Gabon qui doit se préparer pour la quatrième revue de son programme avec le FMI. Mais attention, le gouvernement devrait faire d’un optimisme bien prudent. Car rien n’est jamais acquis d’avance, surtout avec ces institutions de Bretton Woods.

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