Dette Publique : Le taux d’endettement du Gabon est passé de 59 à 55% du PIB ces derniers 15 mois

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La stratégie déployée par les autorités gabonaises dans le cadre de l’apurement de la dette publique semble porter des fruits, en dépit d’un contexte économique national et international considérablement atone.

Le constat a été dressé, il y a que quelques jours, à la faveur de la cérémonie de passation de charges entre le directeur général de la dette sortant, Hugues Mbadinga Madiya, et l’entrant Emmanuel Berre. Déclinant un sommaire bilan de son action à la tête de cette administration au terme de ces derniers 15 mois, Hugues Mbadinga Madiya est revenu sur les grands acquis engrangés par le pays en matière de règlement de ses créances. Selon lui, durant cette période, la direction générale de la dette a pu relever de nombreux défis attachés à ses prérogatives. Dans un premier temps, elle s’est attelée à améliorer les relations avec les investisseurs et les créanciers publics. Il en a été de même avec les institutions internationales qui, en retour, ont apporté leur caution de manière régulière au Plan de relance de l’économie à travers des appuis budgétaires.

A ce titre, la DGD est parvenue à mettre en place le Club de Libreville qui a permis de traiter des créances intérieures d’un montant de 310 milliards de FCFA. Cette solution, a indiqué Hugues Mbadinga Madiya, «bien que partielle a constitué une première réponse d’ampleur à la question de la dette intérieure, en attendant les rapports des audits des exercices budgétaires 2015 à 2017 qui permettront de faire un point définitif et d’envisager des solutions complémentaires de prise en charge et de règlement de la dette». Les efforts entrepris pour le règlement de la dette ont également permis d’améliorer la notation du Gabon par l’agence de notation Fitch Rating. En effet, celle-ci a fait passer la note du Gabon de B perspective négative, à B stable. Durant la période sous revue, le taux d’endettement du pays est passé de 59% à 55%. Toujours dans ce registre des acquis, l’on a également relevé l’aboutissement de trois revues successives du programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Ce qui, souligne-t-on, constitue un fait inédit dans l’histoire économique du pays, et témoigne également de l’amélioration et du renforcement des relations avec le secteur bancaire et financier international, à l’instar du Club de Paris.

Au plan intérieur, un colloque sur le développement du secteur financier a été institué comme cadre permanent d’échanges avec les banques, les assurances, le secteur financier et les régulateurs (Cosumaf, Cobac, CIMA). Un plan stratégique 2019/2023 a été conçu comme feuille de route de la DGD pour les cinq prochaines années. Ce dernier intègre notamment l’objectif de réduire le taux d’endettement au niveau de 40% du PIB à l’horizon 2022, mais aussi l’impérieuse nécessité de reprofiler la dette publique de manière à la rendre plus liquide. Au plan réglementaire, le Comité national de la dette publique (CNDP) a été mis en place afin de permettre l’alignement des plans de développement avec la politique de financement. Un décret régulant les conditions d’emprunt a aussi été adopté. L’on indique d’ailleurs que ce travail de normalisation devra se poursuivre avec l’appui du secrétariat général du gouvernement. Un détail qu’il importe également de relever, c’est celui de l’apaisement du climat social au sein de cette institution. Facteur sans lequel toutes ces performances n’auraient pas été possibles, a indiqué le DG sortant.

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