Investissements Directs étrangers : Le Gabon a capté 1.5 milliards de dollars en 2017

Partager...
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter

Pour la deuxième année consécutive, les Investissements directs étrangers au Gabon (IDE) sont en hausse. Après avoir atteint 1.2 milliards de dollars en 2016, le flux entrant d’IDE avoisine 1.5 milliards de dollars en 2017 selon le Rapport sur les investissements mondiaux 2018 du CNUCED.

En effet, le stock d’IDE est en hausse de plus de 18% entre 2016 et 2017, et s’approche de 9.5 milliards de dollars. Le pays reste un producteur majeur de pétrole et autres matières premières. Ce boom significatif est à mettre à l’actif de la politique tout azimut lancé par les pouvoirs publics afin de rassurer les investisseurs étrangers. On met entre autres en relief le formidable développement de la Zone économique à régime privilégié de Nkok qui s’affirme comme le fer de lance de la diversification économique du pays et le meilleur atout pour attirer les investisseurs étrangers à travers ses nombreux avantages fiscalo-douaniers. A cela s’ajoute, les progrès réalisés par l’Agence nationale pour la promotion des investissements au Gabon. Cette institution a mis en place un dispositif adéquat pour l’accompagnement des investisseurs.

A travers l’ensemble des administrations sectorielles impliquées dans leur parcours. Toutefois, le potentiel limité du marché, la bureaucratie, la main-d’oeuvre non qualifiée et chère, ainsi que la faiblesse des infrastructures, constituent des obstacles à l’investissement étranger. La Gabon se place 167e sur 190 pays dans le Rapport 2018 Doing Business de la Banque mondiale (une perte de 5 places par rapport à 2017). Les processus d’enregistrement de propriété et d’application des contrats sont particulièrement lourds. D’un autre côté, le Gabon peut davantage être attrayant pour les investisseurs grâce à ses matières premières, ainsi que son pouvoir d’achat relativement élevé par rapport aux autres pays d’Afrique subsaharienne.

La majorité des IDE arrivant dans le pays jadis destinée au secteur pétrolier, sont dorénavant orientées vers les secteurs agricole, minier et du bois. Dans cette cartographie des investisseurs, la France occupe une place prédominante dans les investissements au Gabon, des centaines d’entreprises françaises y ayant établi des filiales dans divers secteurs : exploitation pétrolière, mines, bois, agroalimentaire, construction et travaux de génie civil, services financiers, concessions d’eau et d’électricité, etc.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *