La reprise économique a contribué au développement des activités bancaires

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En dépit de la dégradation de la qualité de son portefeuille de crédit, le secteur bancaire de la sous-région a présenté un total bilan appréciable.

Au 31 décembre 2018, le système bancaire de la CEMAC comptait 55 banques en ac tivité, 16 au Cameroun, 4 en Centrafrique, 11 au Congo, 10 au Gabon, 5 en Guinée Equatoriale et 9 au Tchad. Le total agrégé des bilans s’est établi à 13 026 milliards de FCFA, en progression de 1,7% par rapport au 31 décembre 2017.

Cette évolution est perceptible dans tous les pays de la CEMAC, à l’exception du Congo et du Tchad où des baisses respectives de 14,0% et 1,4% ont été relevées. L’activité des banques a ainsi augmenté au Cameroun (14,4%), en République centrafricaine (6,2%), au Gabon (8,9%) et en Guinée Equatoriale (3,4%). Dans l’ensemble, l’activité des banques de la CEMAC a été marquée par les évolutions suivantes : une augmentation des crédits bruts de 0,9% à 8 539 milliards, en hausse de 74 milliards, comparés à leur niveau de 2017. Cette tendance a été observée dans tous les pays de la CEMAC ; une progression des dépôts de la clientèle qui se sont élevés à 9 497 milliards (73,6% du total du bilan), en hausse de 158 milliards en un an, soit 3,6% en variation annuelle. Cette tendance a été observée en République centrafricaine (16,7%), au Congo (7,6%), au Gabon (11,5%) et en Guinée Equatoriale (2,7%).

En revanche, au Cameroun et au Tchad, des baisses respectives de 5,7% et 0,3% ont été enregistrées; une forte détérioration de la qualité relative du portefeuille de crédits, caractérisée par une hausse de 26,8% du niveau des créances en souffrance, à 1 835 milliards. Elles ont représenté 21,4% des crédits bruts contre 17,1% douze mois auparavant; une couverture des crédits par les dépôts de 126,0% (contre 110,3% un an plus tôt).

En conséquence, les opérations avec la clientèle ont dégagé un excédent de ressources de 1 994 milliards de FCFA contre 1 717 milliards en décembre 2017. une croissance de l’excédent de capitaux permanents par rapport aux valeurs immobilisées à 561 milliards de FCFA, contre 424 milliards FCFA à fin décembre 2017.
En ce qui concerne les opérations avec la BEAC, elles ont été marquées par un placement net des banques primaires de 1 228 milliards. Ce solde opérations s’est accru de 35,4% par rapport au niveau atteint l’année précédente.

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