Le Gabon veut porter à 10% la part du secteur minier dans le Pib

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Le ministre des Mines indique que pour atteindre cet objectif, le pays va engager un certain nombre de réformes et accentuer le développement des filières déjà existantes ou en devenir.

En deux ans, l’apport du secteur minier dans la création des richesses au Gabon a triplé. «Partie de 2% en 2016, la contribution du secteur minier au Produit intérieur brut est passé aujourd’hui à 6%», a en effet annoncé le ministre des Mines, Christian Magnagna, lors d’une visite à Moanda, une localité de la province du haut-Ogooué connue pour abriter l’un des plus grands gisements de manganèse au monde. Pour le gouvernement gabonais, il est question d’accentuer cette contribution du
secteur minier, en la faisant passer à 10% d’ici à 2021. Frappé de plein fouet par la crise du pétrole dont il dépend encore fortement, le pays multiplie en effet les initiatives pour diversifier son économie depuis quelques années.

Et le secteur minier, au regard de son potentiel, est l’une des clés pour parvenir à un aboutissement heureux de ce processus. Pour le ministre Magnagna, cela passe par deux principaux axes. Le premier étant le développement des filières déjà existantes et en devenir. Actuellement, le manganèse, dont l’exploitation est assurée par la Compagnie minière de l’Ogooué (COMILOG), est dans une phase de reprise avec une production nationale en augmentation, encouragée par des cours mondiaux en hausse.

Mais le gouvernement compte aussi sur d’autres minerais comme le fer ou le diamant. Des gisements sont entrés en production et des accords ont été conclus avec de grands groupes internationaux pour l’exploration et l’exploitation. Une usine est en construction dans la zone de Nkok pour la transformation de l’or, afin de
«capter un maximum de valeur ajoutée sur place et limiter au maximum l’exportation des minerais à l’état brut». L’Etat gabonais veut en fait agir «exactement comme pour la filière bois où, depuis 2010, il n’est plus possible d’exporter les grumes sans les avoir transformées plusieurs fois sur place. Cela permet de développer
l’industrie et de créer des emplois hautement qualifiés», précise le ministre des Mines.

Le second axe de cette volonté gouvernementale repose sur les réformes engagées et envisagées. En décembre dernier, le parlement a adopté la nouvelle loi minière du pays dont les attentes résident dans la définition du régime juridique et économique de l’activité minière au Gabon. La réforme devrait permettre d’attirer davantage d’investissements directs étrangers, et de capter plus d’accompagnements de la part des bailleurs de fonds. L’Etat envisage par ailleurs d’organiser, dès cette année, les filières or et diamant en regroupant les petits producteurs locaux en coopératives. Ce qui permettrait de mieux encadrer la production artisanale, de sorte que son apport soit plus conséquent au Pib.

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