Le secteur pétrolier au secours de l’économie

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Grâce à la hausse des cours du pétrole, une amélioration progressive de la situation économique et financière reste prévue à moyen terme.

Ces perspectives reposent sur l’hypothèse d’une exécution intégrale des engagements pris par les pays membres et les institutions régionales de la CEMAC, à savoir : poursuite de l’assainissement budgétaire et de réformes structurelles par les pays membres; politique monétaire restrictive et mise en application de la réglementation des changes par la BEAC; poursuite du renforcement du secteur financier par la COBAC. Ces perspectives supposent également l’adoption au cours du premier semestre des nouveaux accords du FMI avec le Congo et la Guinée équatoriale, et tiennent compte de la révision à la hausse des projections des prix pétroliers. Compte tenu de ces hypothèses, il y a lieu d’envisager l’avenir avec un relatif optimisme. D’abord, le solde budgétaire global (hors dons) serait pratiquement en situation d’équilibre à compter de 2019, en raison d’une nouvelle diminution du déficit budgétaire primaire non pétrolier (hors dons) et d’une augmentation des recettes pétrolières (qui baisseraient néanmoins à moyen terme). La dette publique diminuerait plus rapidement que prévu, pour se situer en-deçà de 44% du PIB d’ici la fin de 2020, en raison de soldes budgétaires globaux plus solides et d’un PIB pétrolier nominal plus élevé.

Ensuite, les réformes visant à améliorer le climat des affaires et la gouvernance, et à renforcer le secteur financier, conjuguées à l’allégement des contraintes issues de l’ajustement budgétaire et au remboursement des arriérés publics contribueraient à la reprise progressive de la croissance hors pétrole, qui atteindrait 4½ % d’ici 2021. Même en légère augmentation, l’inflation resterait en deçà du critère de convergence régional de 3%. En outre, sous l’effet de la hausse des exportations pétrolières, le déficit des transactions courantes serait inférieur de près de 1% du PIB aux précédentes prévisions, en se situant en moyenne à 1¾ %
du PIB sur la période 2019–21. Cette diminution du déficit, même en étant partiellement compensée par une légère baisse de l’IDE et une augmentation des sorties de capitaux (en raison d’un rapatriement toujours faible des recettes pétrolières par les sociétés pétrolières étrangères), entraînerait une accumulation progressive de réserves, qui permettrait d’atteindre une couverture de près de 4 mois d’importations d’ici 2020

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