Les finances publiques poursuivent leur redressement

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En 2018, la plupart des pays de la zone CEMAC ont affiché une relative amélioration de leur situation financière.

En rapport avec les engagements pris par les autorités de la sous-région dans le cadre des programmes d’ajustement signés ou en cours de négociation avec le FMI, et la remontée des prix du pétrole brut, ainsi que de la production des hydrocarbures, les finances publiques des pays de la zone CEMAC ont poursuivi leur redressement.
En conséquence, le déficit du solde budgétaire base engagement dons compris est revenu de 3,4% du PIB en 2017 à 0,7% du PIB en 2018, favorisé essentiellement par la hausse des recettes budgétaires, face à un repli des dépenses. Par pays, des excédents budgétaires ont été enregistrés au Congo (+ 3,0% du PIB après -7,7% du PIB en 2017), en Guinée Equatoriale (+ 2,6% du PIB contre 2,3% du PIB en 2017), en République centrafricaine (+0,5% du PIB contre – 1,4% du PIB en 2017), au Tchad (+ 0,4% du PIB contre 0,7% du PIB en 2017) et au Gabon (+0,4% du PIB contre -0,6% du PIB en 2017).

En revanche, le déficit observé au Cameroun s’est contracté pour s’établir à 3,7% du PIB contre 4,9% du PIB en 2017. Les grandes tendances des finances publiques en 2018 sont les suivantes : une hausse de 13,5% à 9 105,1 milliards des recettes budgétaires, portée conjointement par des ressources tirées des hydrocarbures, en hausse de +34,4% à 3 755,1 milliards, et par les recettes non pétrolières, en augmentation de 2,3%à 5 349,9 milliards; un recul des dépenses budgétaires de 1,9% à 9 855,7 milliards, en lien avec la baisse des dépenses en capital, un excédent du solde primaire équivalent à 2,1% du PIB en 2018, contre un déficit de 0,1% du PIB en 2017, et un solde budgétaire base engagements, dons compris, qui est revenu de 3,4% du PIB (-1 663,9 milliards) en 2017 à -0,7% du PIB (-358,6 mil-
liards) en 2018.

Pour financer le déficit budgétaire, base engagements dons compris, les pays ont continué à mobiliser des financements extérieurs d’environ 1 973,4 milliards, des allègements de dette extérieure de près de 213,6 milliards, et des ressources monétaires nettes de l’ordre de 689,3 milliards. Ces ressources leur ont permis d’apurer des arriérés de paiement de 197,5 milliards, d’amortir la dette extérieure à hauteur de 1 765,1 milliards, et celle vis-à-vis du système non bancaire à hauteur de 163,1 milliards.

S’agissant de l’endettement public, les mesures de consolidation budgétaire inscrites dans les programmes financiers signés avec le FMI et la mobilisation plus importante des ressources internes, principalement tirées des hydrocarbures, ont amélioré les ratios de la dette.
Ainsi, le rythme d’accroissement de la dette publique a ralenti; l’encours de la dette est revenu à 45,8% du PIB (dont respectivement 31,1% pour la dette extérieure et 14,7% pour la dette intérieure), contre 51,3% du PIB un an plus tôt (respectivement 34,4% pour la dette extérieure et 16,9% pour la dette intérieure).
En revanche, le ratio du service de la dette publique sur les recettes budgétaires s’est situé à 24,4% en 2018, contre 17,6% en 2017, et celui du service de la dette publique rapporté aux exportations de biens et services est remonté à 12,1% en 2018, contre 9,1% en 2017.

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