Macroéconomie : L’encours des réserves de change s’est établi à 3 187,9 milliards de FCFA à fin septembre 2018

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Cette performance est essentiellement due à l’accélération de la création monétaire, avec l’augmentation de toutes les contreparties de la masse monétaire au troisième trimestre 2018.

La dynamique des principaux agrégats monétaires de la CEMAC, en glissement annuel, à fin septembre 2018, s’est caractérisée par un certain nombre de facteurs.

Accroissement des avoirs extérieurs nets du système monétaire
Les avoirs extérieurs nets du système monétaire de la Cémac ont connu une augmentation de 1,0%. Cette évolution positive, observée depuis janvier 2018, est en grande partie due, d’une part, à la hausse des recettes d’exportations suite à la remontée des cours du pétrole sur la période, et d’autre part aux tirages effectués par certains États dans le cadre des programmes économiques et financiers conclus avec le FMI. L’encours des réserves de changes s’est ainsi établi à 3 187,9 milliards à fin septembre 2018, contre 3 014,1 milliards un an plus tôt, en augmentation de 5,8%. A fin septembre 2018, les réserves de changes représentent environ 2,6 mois d’importations de biens et services non facteurs, et le taux de couverture extérieure de la monnaie est revenu de 58,96% à fin septembre 2017 à 58,04 % un an plus tard.

Bond des créances nettes du système monétaire
Dans un second temps, la dynamique observée au cours de la période sous-revue, fait suite à un bond des créances nettes du système monétaire sur les États de la CEMAC de 23,8%, pour atteindre 3 120,7 milliards de FCFA. Une situation imputable à la hausse des décaissements effectués par le FMI dans le cadre des programmes économiques et financiers en cours d’exécution d’une part, et à la baisse des dépôts publics d’autre part. Par pays, cet agrégat s’est accru sur cette période au Cameroun (de 220,8 à 285,6 milliards), en République centrafricaine (de 135,3 à 155,6 milliards), au Gabon (de 553,2 à 870,5 milliards), en Guinée Équatoriale (de 156,8 à 228,6 milliards) et au Tchad (de 469,9 à 571,6 milliards). Cependant, les créances nettes du système monétaire sur le Congo se sont repliées de 4,2% en un an, revenant de 560,1 milliards à 536,5 milliards.

Augmentation des crédits à l’économie
La troisième raison qui explique le dynamisme des principaux agrégats monétaires de la Cemac repose sur une augmentation de 1,9% des crédits à l’économie, à 7 913,3 milliards à fin septembre 2018 contre 7 764,4 milliards un an plus tôt. Par pays, sur la période sous revue, cet agrégat a progressé au Cameroun (de 9,1%, à 3 278,6 milliards), en République centrafricaine (de 10,0%, à 140,4 milliards), au Gabon (de 3,9%, à 1 132,1 milliards) et en Guinée Équatoriale (de 2,7%, à 1 178,1 milliards). En revanche, il s’est contracté au Congo (de -10,0% à 1 131,4 milliards) et au Tchad (de -0,6% à 618,8 milliards).

Hausse de la masse monétaire
Au cours de cette période, l’on a également observé une hausse de 5,2% de la masse monétaire au sens large, pour se situer à 10 725,4 milliards au 30 septembre 2018. En termes de contribution, l’accroissement de la masse monétaire est dû principalement à celui des créances nettes sur les États (+5,9 points), et dans une moindre mesure à celui des crédits à l’économie (+1,5 point) et de sa contrepartie externe (+0,2 point).

Les ressources non monétaires, point sombre de cette dynamique
Les ressources non monétaires ont malheureusement contribué de manière négative à cette expansion (-2,3 points). Par pays, sur la période d’analyse, le Gabon (+4,09 points), le Cameroun (+2,96 points) et la République centrafricaine (+0,36 point) ont contribué positivement, tandis que le Congo (-1,22 point), la Guinée Équatoriale (-0,92 point) et le Tchad (-0,1 point) ont obéré l’évolution des disponibilités monétaires et quasimonétaires (M2) dans la sous-région. Les concours bancaires à l’économie restent essentiellement orientés vers les services. En effet, la ventilation des crédits à l’économie par branches d’activités fait ressortir au 30 septembre 2018 une prépondérance de la branche transports, activités des auxiliaires de transports et télécommunications (20,2%), suivie de la branche commerce de gros et détail, restauration et hôtel (19,5%). Le volume des crédits faits aux secteurs primaire et secondaire représente moins du tiers de l’ensemble des crédits servis. L’analyse de l’évolution des crédits par maturité montre quant à elle une progression des concours bancaires à court terme (+1,4%) et à moyen terme (+3,4%), alors que ceux à long terme se sont repliés de 5,9%. En termes de contributions, l’expansion des crédits à l’économie a été influencée par les contributions positives
des crédits à moyen terme (+1,2 point) et des crédits à court terme (+0,9 point), tandis que la contribution de celles à long terme a été négative sur la période (-0,2 point).

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