Marché des capitaux : Un créneau porteur pour les entreprises gabonaises

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A la faveur d’un atelier co-organisé par le Bureau de coordination du Plan stratégique Gabon émergent et la Commission de surveillance du marché financier d’Afrique centrale (COSUMAF), les dirigeants d’entreprises viennent d’être outillés sur les enjeux du marché des capitaux.

Le marché des capitaux, un moyen alternatif de financement des projets nationaux. C’était l’enjeu essentiel de cet atelier dont le principal objectif visait à ouvrir la voie aux entreprises sur les nouveaux moyens de financement de leurs économies. Pendant près de quatre heures d’horloge, ils ont été tenus en haleine par le banquier d’affaires et expert financier Guillaume Samnick qui, dans son exposé, leur a expliqué le bien-fondé de la levée des fonds pour financer leurs activités. Dans une démarche purement pédagogique, l’orateur s’est livré à un exercice qui a permis de démystifier les arcanes de ce domaine encore peu développé dans la sous-région. Dans cet ordre, il fait savoir à ses interlocuteurs que le marché des capitaux a différentes fonctions dont les plus importantes sont le financement permanent de l’économie mondiale, le maintien de la liquidité de l’épargne, et le financement des entreprises ou encore la négociation raisonnée du risque.

Fort de tous ces avantages, malgré des risques tels que celui de contrepartie ou risque de crédit, ou encore celui du marché et enfin celui opérationnel, un appel a été lancé à ces opérateurs économiques, afin qu’ils se tournent vers ces marchés qui, selon lui, restent à même de fournir un financement alternatif, non seulement long mais également soutenable, des économies de la sous-région. Selon Guillaume Samnick, «la solution, c’est d’inciter la rencontre entre les demandeurs de capitaux et les investisseurs des capitaux qui sont dormants dans la sous-région.

Le but du jeu, c’est d’inciter les acteurs privés, mais aussi publics, à se présenter sur le marché, à émettre des titres en leur expliquant toutes les précisions qu’il faut prendre à l’avance pour s’assurer de réussir une émission obligataire». Expliquant le bien-fondé de cette initiative, Nagoum Yamassoum, le président de la Cosumaf, a révélé à la presse que le marché des capitaux peut constituer une excellente niche financière pour les entreprises de la sous-région. «Aujourd’hui, les économies de la Cémac sont en retrait par rapport à celles de l’Uemoa et de la Cedeao. Il faut, par conséquent, promouvoir le marché de capitaux», a-t-il expliqué.

Pour le coordinateur du Bureau de coordination du Plan stratégique Gabon émergent (BCPSGE), Liban Souleymane, pour la relance de son économie, le Gabon est porteur d’un potentiel qu’il faut tout simplement mettre en oeuvre avec l’optimisation de bonnes pratiques de gestion. Dans ce cadre, «il faut élever le niveau de gestion de gouvernance parce que pour aller face au marché, on n’a pas 10 000 chances, c’est une chance pour avoir la crédibilité. Il faut avoir une réelle capacité à produire une comptabilité de projets réellement bien étudiés et dont on démontre la rentabilité », a-t-il précisé.

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