Marchés des titres publics : Les pays de la Cémac affichent un intérêt grandissant

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Bien que peu profond, le marché des titres publics émis par adjudication est de plus en plus actif dans la zone Cémac, en lien avec l’accroissement de l’offre.

Le compartiment primaire du marché des titres publics émis par adjudications organisées par la BEAC, a été très actif au cours de la période allant du 31 octobre 2017 au 31 octobre 2018. Ainsi, le volume des émissions a augmenté de 67,9% pour s’établir à 1 497,9 milliards, à la faveur de 154 appels d’offres sur bons et obligations du Trésor assimilables, dont 1 413,2 milliards de FCFA en bons du Trésor assimilables (BTA) et 84,7 milliards de FCFA en obligations du Trésor assimilables (OTA). Sur le compartiment BTA, le Trésor public gabonais a été le plus actif avec 42,0% du volume total émis, soit 588,2 milliards. L’augmentation de l’offre de titres publics a pesé sur le coût des émissions, notamment des BTA dont le taux d’intérêt a été supérieur au taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO), avec un taux moyen pondéré de 4,7%. Sur le compartiment des OTA, le taux de rendement moyen s’est situé à 5% contre 4,6% l’année précédente.

Le coût des ressources du Trésor camerounais demeure le plus avantageux, bien qu’il ait connu une légère augmentation. Malgré sa progression, le marché des titres publics émis par adjudication reste peu profond, avec principalement la concentration des émissions autour des instruments de court terme. L’analyse par maturité révèle que les investisseurs ont une préférence pour les bons de 13 et 26 semaines, l’étroitesse de l’offre de titres publics. Seul le Gabon a été présent sur le compartiment des obligations du Trésor assimilables, en mobilisant 84,7 milliards à la suite de huit émissions.

Une année auparavant, cinq émissions avaient été réalisées et les Trésors publics gabonais et tchadien avaient levé ensemble 64,8 milliards de FCFA ; la faible liquidité du marché, bien qu’il ait connu une légère embellie en termes de volume et de valeur, le compartiment secondaire demeure relativement atone, avec cent vingt quatre transactions enregistrées au cours de la période, contre quatre vingt trois la période antérieure. S’agissant de l’impact de la décision du relèvement du TIAO de 2,95% à 3,50%, sur les taux de soumission des SVT aux adjudications des valeurs du Trésor, il est encore tôt pour l’apprécier. En effet, le délai de transmission de cette décision de politique monétaire est très court pour impacter le comportement des SVT.

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