Produits de Base : Net recul des prix au troisième trimestre 2018

Partager...
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter

En dépit d’une hausse des prix des produits énergétiques, les produits de base affichent un net recul dans l’ensemble en zone Cémac, au troisième trimestre 2018.

Durant la période sousrevue, le marché des produits de base a affiché un net recul dans l’ensemble, à cause de la montée des tensions commerciales entre les grandes puissances économiques et les pressions sur les marchés financiers de certaines économies émergentes et en développement. Ainsi, au cours de cette période sous revue, souligne la BEAC, l’indice global des cours des produits de base exportés par la CEMAC s’est contracté de 0,3% par rapport au deuxième trimestre 2018, du fait d’une diminution générale des cours des produits, hors produits énergétiques.

De manière générale, l‘on a constaté une baisse des cours des produits agricoles (-8,6%), des produits de la pêche (-3,8%), des produits forestiers (-3,8 %) et des métaux et minéraux (-1,5%). Quant aux prix des produits énergétiques, ils ont connu une légère hausse de 1,2%, atténuant ainsi l’effet du repli général des cours. Ils ont ainsi progressé de 1,3% au troisième trimestre 2018, en raison notamment des perspectives de rétablissement des sanctions américaines à l’encontre de l’Iran et de la poursuite attendue du déclin de la production vénézuélienne. Le baril de pétrole s’est établi à 75,4 dollars, à la fin du troisième trimestre, contre 72,0 dollars à la fin du trimestre précédent.

L’indice des cours hors produits énergétiques a, quant à lui, fléchi de 1,2%, essentiellement du fait de la baisse des cours des produits forestiers (-0,2%) et des produits agricoles (-0,1%), sur fond d’offre abondante et de contentieux commerciaux. En somme, les cours de la plupart des produits agricoles ont régressé de 8,6% au troisième trimestre 2018, après avoir repris de la vigueur plus tôt cette année. Ce fléchissement s’explique en grande partie par la révision à la hausse des estimations de production des grandes cultures, et dans une moindre mesure par la dépréciation des monnaies des principaux pays exportateurs de matières premières agricoles.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *