Protection des données à Caractère personnel : Entreprises et individus édifiés

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Célébrant pour la première fois au Gabon la journée internationale de la protection des données personnelles, la Commission nationale chargée de la protection des données à caractère personnel (CNPDCP) s’est ouverte au public.

Si le développement de l’internet a l’avantage de briser les frontières entre les peuples en faisant du monde un village planétaire, cette évolution technologique n’est pas sans danger pour l’utilisateur. En effet, le phénomène de la cybercriminalité tend à prendre de l’ampleur ces dernières années, ouvrant la voie à des dérives de toute sorte. Pour venir à bout de ce phénomène, la communauté internationale a décidé de poser des actions concrètes, notamment à travers une journée internationale de la protection des données personnelles. Initiée sur la base de la « Convention pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé
des données à caractère personnel », élaborée par le Conseil de l’Europe le 28 janvier 1981, cette journée est l’occasion pour les Etats de rappeler aux organismes publics et aux entreprises l’importance de protéger les renseignements personnels tout au long de leur cycle de vie.

Pour sa première commémoration sur le sol gabonais, la Commission nationale pour la protection des données à caractère personnel (CNPDCP) a choisi de s’ouvrir au public autour du thème «De la collecte à la conservation des données». Entreprises et individus ont été édifiés sur la nécessité de protéger les données introduites sur le net, qualifiées de sensibles et inexploitables. Particulièrement deux. Tout d’abord les données personnelles, permettant de d’identifier d’une manière directe ou indirecte, telles que les noms, prénoms, acte de naissance, filiation, numéro de sécurité social, adresse e-mail, adresse Facebook. Mais aussi des données dites sensibles qui ne doivent pas faire l’objet d’une collecte ou d’un traitement. Celles-ci sont relatives aux opinions ou activités politiques, la sensibilité religieuse, la santé, les associations et autres. Autres éléments de grandes importances, le choix du mot de passe. «Il faut déjà avoir un mot de passe et il vaut mieux que le mot de passe soit le plus long possible pour qu’il ne soit pas plus facilement traçable. Il ne faut pas donner des informations liées à nos données à n’importe qui», conseille Theophile Mangala, expert en cybercriminalité.

Notons toutefois que pour faire face à ce phénomène, le Gabon s’est doté d’instruments adéquats, à savoir une loi relative à la protection des données à caractère personnel depuis 2011, sur laquelle repose les missions de la CNPDCP. A cet effet, le législateur prévoit des sanctions administratives (mise en demeure, interdiction d’exercer son activité pendant trois mois) ; pécuniaires (allant de 1 million à 100 millions de FCFA. En cas de récidive, elle passe de 100 millions à 300 millions de FCFA). Mais aussi des sanctions pénales qui permettent à la CNPDCP de faire appel au procureur de la République pour mettre à sa disposition des officiers de police judiciaire (OPJ) lorsqu’un opérateur économique ou contrevenant s’oppose à son action.

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