SEEG : Une entreprise 100% gabonaise

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Au terme d’un bras de fer judiciaire qui aura duré un an, la Société gabonaise d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG) est désormais entre les mains de l’Etat gabonais. L’accord a été signé entre l’Etat gabonais et le groupe français Veolia il y a quelques jours. Le premier ayant racheté les parts de l’autre dans cette entreprise.

Vingt ans après la privatisation de son eau et de son électricité au profit de Veolia, l’Etat gabonais avait décidé le 16 février 2018, et ce de façon unilatérale, de rompre le contrat qui le liait au groupe français, en procédant immédiatement à la réquisition de l’entreprise. Un an après, à l’issue d’un bras de fer qui les a conduit devant le tribunal arbitral international, l’Etat gabonais a racheté les 51% de parts de la société jusque-là détenues par les Français. Ce qui fait de la SEEG désormais une entreprise entièrement nationalisée. Les anciens partenaires, devenus protagonistes, ont aussi décidé de renoncer réciproquement à toute action judiciaire liée aux conditions de résiliation brutale de la concession, notamment l’arbitrage en cours devant le Centre international pour le règlement des différents relatifs aux investissements (Cirdi). Cependant, même si le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, il devrait avoisiner des dizaines de milliards de FCFA à débourser pour le Gabon, à titre d’indemnisation à Veolia.

Cette décision a été saluée par le Syndicat national des travailleurs de l’eau et de l’électricité (Syntee+)qui, toutefois, a souligné des préoccupations jugées «légitimes».«La SEEG n’a pas été créée avec l’arrivée de Veolia au Gabon. Avant celle-ci, cette société était déjà aux mains de l’Etat, donc ça ne pose pas de problème en soi qu’elle retourne à son propriétaire initial. Cependant, nous avons de nombreuses interrogations quant au devenir de l’entreprise, celui du personnel et la préservation des acquis. Nous apprenons que l’Etat a repris la SEEG, pourtant, aucun agent n’est situé sur son sort», a confié un leader syndical de la SEEG. C’est d’ailleurs cela qui avait conduit les responsables du Syndicat du personnel du secteur de l’eau et de l’énergie du Gabon (Sypeg) à rencontrer, le 9 janvier dernier, le vice-président de la République, qui les avait alors rassuré sur la volonté de l’Etat gabonais de garantir à ses citoyens la préservation des acquis, dont certains ont été obtenus au prix de plusieurs luttes.

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